I / la préhistoire en Pays Manceau

Si le passé du Mans, est relativement bien illustré par d'abondants témoins de l'Antiquité et des époques plus tardives, on est moins renseigné sur les périodes préhistoriques et protohistoriques. Pour les époques anciennes, la topographie du Pays Manceau a joué dans le choix des implantations humaines. Les archéologues ont surtout retenus dans leur champ de vision le coeur historique de la ville. Bâti sur la Butte du Vieux Mans, la vieille cité, passe pour receler en son sous-sol, des traces remontant à la première ville, d'époque gauloise. On sait, par quelques rares mentions et vestiges, que des populations ont à des époques plus anciennes fréquentées les hauteurs du Vieux Mans. Les plus anciennes traces, remontent à l'époque Néolithique. Dans le voisinage de la cathédrale Saint Julien, un dolmen aux dimensions importantes - Petra lata (la Pierre au Lait)- détruit au XVIIIe, un menhir christianisé au Ve s toujours visible, des trouvailles isolées de haches polies dans la vieille ville, et le réemplois de polissoirs ( Vieux Mans, et quartier du Pré), plaident pour une présence humaine importante à cette période.

Ci dessus : Menhir au pied de la cathédrale Saint Julien.

Le néolithique est donc bien attesté sur Le Mans. Pour autant, que pouvait-on dire sur des présences humaines plus antérieures ? Longtemps, la question des occupations préhistoriques en Pays Manceau est restée sans réponse. Malgré le passage de quelques grands érudits entre le XIXe et le XXe, comme le renommé Gatien Chaplain-Duparc (1819-1888), dont Le Mans était entre autre sa patrie. Malgré le développement des opérations de l'archéologie préventive, la préhistoire restait, une page blanche. Pourtant, ça et là, quelques découvertes eurent lieu sans attirer l'attention des archéologues. Dans le quartier de la Madeleine, l'exploitation de ballast, livra fortuitement les ossements d'un mammouth. Dans le quartier de l'Angevinière, un amateur éclairé, découvrit (dans les années 1950), dans une carrière de graviers exploitant les alluvions anciennes de la Sarthe, un racloir sur éclat ( déposé aux Musées du Mans). Ce dernier élément, était le premier objet paléolithique recueilli au Mans.

Dans le voisinage de la cité Mancelle, les anciennes terrasses de la Sarthe, exploitées entre Allonnes et Spay, offraient d'interessantes coupes stratigraphiques dans ces formations quaternaires. Sur la Commune d'Allonnes, au lieu-dit Les Brosses, R. Humbert recueilli en 1979, dans une coupe de ballastière, un racloir sur éclat du Moustérien.

Ci dessus : racloir moustérien recueilli à Allonnes, dans une carrière exploitant la moyenne terrasse de la Sarthe.



Article ajouté le 2006-02-22 , consulté 170 fois

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